Vérité – Αλήθεια : une chienne parmi les chats

Alithia.

Je suis pas « chien ». Dans ma famille, il n’y a jamais eu de chiens.  Toujours des chats. En fait, le plus souvent UN chat. The chat de la maison. Ça tient au fait qu’on vivait en ville. Mais le no chien, c’était par goût. C’est compliqué à vivre un chien. Faut jouer avec, c’est grand, c’est agité, ça demande de l’amour, de l’attention. Ça aboie, ça bave, avec sa queue ça renverse des trucs, c’est encombrant. En plus ça pue un peu, et des fois beaucoup. Le chien, c’est absolument totalement dépendant. Ça vous regarde d’un œil de martyr quand on s’occupe pas de lui. En plus, c’est l’allié objectif d’un tas de gens qu’on n’aime pas, ou dont on se méfie, ou dont on a peur : les chasseurs, les flics, les voyous. Et quand ça se nettoie le derrière, franchement, ce n’est vraiment pas gracieux. Et des fois, ça court après les chats et ça les tue. Bref, les 101 dalmatiens ou la Belle et le Clochard, ça ne m’a jamais donné envie d’avoir un chien.

Maintenant, les chiens de Grèce, c’est difficile de ne pas être rempli d’horreur, de compassion, de pitié pour eux. Difficile de ne pas haïr les gens qui leur font vivre l’enfer, pour la simple raison que ce sont des bêtes, que ce ne sont QUE des bêtes. Des histoires horrifiques à raconter, des images qui me tourmentent, j’en ai des tonnes en mémoire. Trop, beaucoup trop. Une fois, je les listerai, pour essayer de m’en décharger un peu. Mais il faut savoir : ici (pour être juste, comme tant d’autres endroits ailleurs dans le monde), il est peu recommandé, à la prochaine réincarnation, de renaître chien. Dites « non merci, je passe mon tour ».

Une nuit de janvier 2011, j’entends un « wouuh wouhh ». Une mémère chatte comme moi, son premier réflexe, c’est de se lever comme un dard, et d’aller défendre, le cas échéant, ses petits. Je m’habille, prends une torche électrique et sors chasser l’intrus potentiellement dangereux. Et je trouve, coincée contre un mur par quatre chats curieux et attentifs (pardi, c’était la première fois qu’ils voyaient un animal si bizarre mais à quatre pattes comme eux) une tellement pauvre chose, tellement tremblante, tellement décharnée, tellement misérable que vraiment les bras m’en sont tombés. Envie de pleurer, mêlée à un sentiment de (petite) catastrophe, de léger accablement : ben voilà, va falloir assumer aussi un chien !

Alithia, la nuit de son arrivée, début janvier 2011

Alithia, la nuit de son arrivée, début janvier 2011

Il ne faut pas oublier que je n’avais jamais vécu avec un chien, je n’avais aucune idée de comment il fallait faire. Un peu comme une jeune mère qui se retrouve à la maison avec son tout petit nourrisson : bon, on fait quoi maintenant ?

La réponse à cette question, sur l’instant, était facile : la nourrir et lui donner à boire. J’ai toujours des croquettes pour chien et pour chats à l’arrière de la voiture, pour le cas où en route. Et puis je lui ai donné de la boîte pour chats. Toujours tremblante, tenant à peine sur ses pattes, elle a bien mangé. Je ne lui ai pas donné trop de nourriture, de peur qu’elle s’éclate la panse avec. Et puis, ensuite ? Elle était trop faible pour être agressive avec les chats, pas de risque de ce côté pour l’instant. Alors je l’ai installée dans ce que le propriétaire appalait le « bagno », une minuscule construction ajoutée au mur de la remise, plein nord, avec un baquet à remplir pour les douches, et un siège de toilette dont le contenu partait dans un puisard depuis longtemps bouché. J’en avais fait mon gabion, et donc j’ai un peu tout poussé, installé un grand carton, une couverture sous elle et une dessus (il faisait un froid de gueux) et je l’ai laissée là, toute seule, dehors, nourrie, oui, mais dehors : ah non, j’ai déjà 40 chats dedans, je ne peux pas avoir en plus un chien.

Alithia dans le « bagno »

Pauvre chienne ! Elle aura passé tout son premier hiver dehors, j’en ai encore honte… Bon, je sortais plusieurs fois par jour et par nuit pour la couvrir, pour lui mettre des bouillottes dans des chaussettes, pour remettre correctement son maillot autour du corps, mais je refusais la terrible vérité : j’avais une chienne. Elle dehors, les chats dedans. Vraiment honte. Selon le vétérinaire, elle avait été enfermée (ses ongles étaient très très longs), battue et affamée.

Alithia à son arrivée

Affamée, oui

Enfuie ou larguée comme un sac poubelle ? J’ai fait le tour du village, demandant si quelqu’un avait perdu une chienne « très maigre », en ayant décidé dans ma tête que je ne la rendrais en tout cas pas à son bourreau. Mais je ne voulais par voir quelqu’un débarquer ici en m’accusant d’avoir volé ce chien. C’est ce qu’on appelle ici le « syriano pointer », chien de chasse très courant sur l’île et élevé pour la chasse aux piafs migrateurs. La chienne était jeune, 6 mois plus ou moins : avait-elle eu le temps de (ne pas) faire ses preuves comme chasseuse ? Dans son malheur, elle a eu de la chance, les chasseurs se débarrassent des mauvais éléments de leur meute d’une balle dans la tête, ou noyé au bout d’une chaîne (j’ai trouvé une chienne enceinte ainsi, sur une plage). En fait, j’ai appris que cette chienne errait depuis plusieurs jours dans les environs, dans un état tel de décharnement qu’encore aujourd’hui, je n’arrive pas à comprendre que les gens n’aient rien fait. Mon voisin, qui dit qu’il aime les chiens, qui en a 4 ou 5 (je n’ose plus faire le compte) non seulement enfermés dans un patio, mais enchaînés nuit et jour et 12 mois sur 12, sous la pluie ou le soleil, reconnaissant qu’elle avait passé deux jours devant chez lui, mais qu’il avait déjà des chiens, hein, alors bon. Même pas une gamelle, rien. Ma maison, c’est le bout du bout de la route, c’est la dernière chance. Elle a eu raison de tenter le coup !

On voit bien ses blessures. Une des premières balades

On voit bien ses blessures.

Le printemps est arrivé, et au printemps, j’ouvre tout, tout le temps (c’est aussi une des raisons majeures du nombre de chats-du-dehors qui deviennent des chats-du-dedans, bien sûr). Je suis venue habiter ici, loin de tout, pour être libre, et la première liberté, ce sont les portes et les fenêtres ouvertes. Donc la chienne a commencé à entrer, toujours en me regardant pour demander la permission, et quand l’hiver suivant est arrivé, bien sûr qu’elle aussi avait son coin devant la pipe à bois.

Alithia, en mars de la même année, 2011

Alithia, en mars de la même année, 2011

Mais il me reste deux choses à raconter. Quand elle est arrivée, j’avais décidé de la remettre en forme, de la nourrir, de la vacciner, stériliser, d’essayer de trouver des gens bien pour la donner (que je n’ai évidemment pas trouvés) mais la condition sine qua non pour qu’elle reste au-delà d’une certaine remise en forme c’était qu’elle s’entende avec les chats. Au moindre problème, au moindre geste d’agressivité, je l’aurais mise dans la voiture et abandonnée en ville, où il y a suffisamment d’amis des chiens (les chiens ont plus d’amis que les chats dans ce pays) pour m’aveugler sur la suite de sa vie. Et je le lui ai dit : « tu ne resteras ici QUE si tu es gentille avec les chats, c’est ma seule condition, mais elle est absolue ». Et elle m’a reçue 5/5… Vous avez vu dans les portraits quelques photos d’amitié (et dans le cas de Vincent, d’amour vrai) inter-espèces ? Lorsque Houdini est arrivé ici, les yeux encore fermés, encore au biberon, on l’a élevé à deux, moi pour le nourrir, elle pour le nettoyer (héhéhé, je suis horrible !) et comme ventre chaud contre lequel se blottir. Elle a d’une certaine manière « sauvé » un chaton malade :  je ne savais plus quoi faire, je sentais le chaton m’échapper, mourir, et devant l’inéluctable, je lui ai donné le petit corps sans réaction, un soir, elle couchée sur un lit, moi sur l’autre. Elle l’a léché une bonne partie de la nuit, elle le retenait quand il essayait de se traîner ailleurs, et le lendemain, le chaton était toujours là, et en meilleur état. Bon, pas vraiment vigousse, mais sauvé , et il est encore parmi nous (c’est Bob, qui ne sait pas encore qu’il a été stérilisé il y a 10 mois !). Et ça avec tous les chats. Et elle sait s’y prendre même avec les chats agressifs. Et même, elle laisse les chatons et les jeunes chats manger dans sa gamelle. Les adultes, bon, pas pousser, elle fait « clap » avec les mâchoires au-dessus de leur tête, parfois un petit grognement, mais c’est tout. Et les chats comprennent très bien. Elle est parfaite.

Avec Houdini, son bébé

Avec Houdini, son bébé

Avec Houdini, une histoire qui marche

Avec Houdini, une histoire qui marche

Et même, une love affair

Et même, une love affair

 

Et dans toutes les positions

Et dans toutes les positions

Même de nuit

Même de nuit

Mais l'amour n'est pas exclusif, avec Polybelle

Mais l’amour n’est pas exclusif, avec Polybelle

Avec pas encore de nom

Avec pas encore de nom

Alithia avec Zim, là c'est moins clair...

Alithia avec Zim, là c’est moins clair…

Et maintenant, pourquoi s’appelle-t-elle Alithia, Αλήθεια, Vérité ? Parce que je ne vous cacherai pas qu’au début, ma cohabitation avec un chien a été très très difficile, pour moi (pour les chats, dont c’était le premier chien, aucun problème, sinon de petites méfiances désarmées pour finir par sa gentillesse et son… doigté). Il me fallait accepter une relation où l’autre, la chienne, totalement dépendante, aimante sans limite, attendant tout de moi, obéissante à un point inimaginable, ne réagit que par rapport à moi. Où chaque parole est guettée, le ton de voix décrypté , les mouvements plus ou moins nerveux repérés. À la fois un miroir et un papier tournesol. Et ça constamment, tous les jours, toutes les nuits. Elle relâche un peu la pression en trois occasions : quand elle joue avec les chats, quand elle dort profondément et quand, tout d’un coup, et pas souvent, comme ça, parce qu’il y a du vent, ou qu’elle s’ennuie, elle part tout droit et à toute vitesse (ce qui cause problème avec un des voisins qui « fait de l’agneau », il a peur pour ses bêtes ; non pas qu’Alithia puisse avoir le moindre geste déplacé face à un agneau, mais, dans la panique, ce dernier peut se faire mal, voire se casser une patte. Et moi je crains pour ma bête à moi, évidemment, d’autant que la liberté dont elle jouit et le fait qu’elle soit bien nourrie sont en eux-mêmes une cause de scandale permanent dans le coin).

Alithia, vérité pour moi-même : je la regarde, et dans mon rapport à elle, je vois toutes mes limites affectives, toutes mes incapacités, tous mes agacements dans les relations, mes refus de m’engager, ma solitude-à-chats troublée. Et, au début, ce renvoi à moi m’était infiniment pénible.  J’étais confrontée à ce que je suis, à ma vérité.

Inutile de préciser que ça va beaucoup mieux ! Et qu’elle reste mon Αλήθεια.

L'amour en groupe

L’amour en groupe

Un jour de pluie, trouvez le chien

Un jour de pluie, trouvez le chien

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14 réflexions sur “Vérité – Αλήθεια : une chienne parmi les chats

  1. j’avoue que je l’exploite éhontément de ce point de vue ! je n’ai jamais eu besoin de nettoyer le derrière d’houdini pour son pipi-caca, Alithia le faisait tellement bien, elle le léchait avec tant d’amour et d’application… ils avaient l’air ravis l’un et l’autre. d’ailleurs, encore maintenant, quand je lui présente houdini, elle lui lèche le cul consciencieusement. mais je suis pas sûre qu’houdini apprécie encore la chose ! bêta, va !!

    • et qui nous choisissent. je suis très choisie par les chats, ouf, un peu moins par les chiens. mais c’est vrai, c’était la seule chienne possible !

  2. trop chou cette fifille ! comment ne pas craquer tout simplement … tu as de la chance de l’avoir , et pis , tu vas enfin connaitre tout l’amour qu’un chien peut donner , juste comme ça , gratuit , amour jusqu’au don de soi . il n’y a que le chien capable de ça … tu vas voir !!! y’o ! je l’aime déjà ….

    • comment ça les chats puent ? ma bizule, quand je lui embrasse le ventre, elle sent le thym, la sauge, l’herbe… t’as jamais essayé d’embrasser le ventre de tes greffiers, toi ? très heureuse de te lire ici. et j’espère bien te montrer un jour (mais qu’il arriiiiiiiive !!!) à quel point c’est chouette les chats.

  3. Je me rappelle très bien quand elle est arrivée : tu disais que tu n’avais jamais eu de chien, quelque part, tu la voulais pas, et je t’engueulais de la laisser dormir dehors, dans le cagibi … Alors, tu vois, j’avions raison … ;-))
    Elle me plaît, cette chienne, elle comprend tout, même les Zozes…

    • pour ma défense, j’étais vraiment très inquiète des relations chien-chats, avec de très bonnes raisons de le faire ici, et j’essayais encore de me convaincre que j’étais pas dingue… mais je te dis, j’en ai encore honte. note, j’ai passé l’hiver à aller au gabion pour la poupougner autant que je pouvais. et elle a vraiment beaucoup dormi, elle avait besoin de récupérer je pense.

  4. Elle est devenue drôlement grassouillette cette Alithia. Le grand amour commence mal parfois. Elle a compris qu’elle devait aimer les chats puisqu’ils sont tes amis. Les chiens ont un sixième sens, les chats aussi, ils savent très bien comment se faire adopter puis aimer entre espèces qui ne s’aiment pas d’emblée et par nouzautres humains.

  5. rhhhhhhaaaaaaaaaaa, dis pas ça ! bon, elle a un poids variable, cet automne, comme on allait nager tous les jours, elle était tout svelte – on fait le même yoyo, dans le fond. nous toutes femelles avons subi une « totale », hein ? au moins, elle est bien portante. et elle a un comportement très modéré devant la bouffe, très sélective, et elle mange peu.

    un voisin d’en face (que je soupçonne très fortement avoir été le bourreau d’alithia) a une bonne dizaine de syriani pointers identiques à elle. alors, avant les périodes de chasse, et pendant, donc tout le temps, ces chiens sont littéralement affamés, parce qu’il paraît qu’ils chassent mieux lorsqu’ils ont faim. mais à ce point faim ? de temps en temps, il passe avec ses bêtes, sa meute, juste devant, enfin derrière la maison, ils sont un poil plus épais qu’alithia quand elle est arrivée, fous d’excitation d’être dehors, et passent comme une bande de fantômes silencieux, courant le nez au sol. sinon, ils sont enfermés dans un cagibi en béton, avec une toute petite aire dehors fermée par du grillage, en plein soleil l’été, en plein vent l’hiver, et ils ne sortent jamais de leur enfer. pipi caca là, et le type passe le jet de temps en temps. bon, je vous raconterai une fois la vie de chien des chiens ici, ça laisse rêveur !

    quant à l’entente inter-espèces, je crois que les pointers sont assez indifférents aux chats, mais ce ne sont pas des tueurs, ce sont des… pointeurs quoi ! j’ai connu un chouette bâtard dans le bled où je vais me baigner, chouette toutou, jusqu’au jour où la petite communauté féliphile s’est rendu compte que ces 8 chats morts, c’était lui. et vraiment en traître : il faisait semblant de dormir, et dès qu’un chat approchait assez près, il sautait dessus et le mettait en pièces.

  6. Mes parents (surtout mon père qui fut chasseur) ont eu 3 chiens successifs. J’ai connu , enfant puis adolescent, les deux premiers et j’y étais très attaché. Le 3e, heureusement que je ne l’ai pas trop connu, il était con, aboyait pour un oui pour un non, dans l’appartement des parents en plus. Putain, ta gueule merde ! Rhaaa ! le chieur que c’était celui-là…
    Cela dit, je suis plus chat que chien, même si je fonds direct devant le premier chienchien qui frétille de la queue sous mon nez.

    Cet été, l’un de mes frères a séjourné à la maison quelques temps. Il est venu avec leur chienne, un lévrier espagnol magnifique et doux, sauvé des sales pattes de gens qui jouent aux courses de chiens (mais qui se foutent pas mal de leur santé et de leur dignité) par l’intermédiaire d’une asso de protection des animaux. Gara, c’est son nom, a l’habitude de vivre en compagnie des chats, mon frère en a 4 ou 5 et ils étaient là bien avant l’arrivée de la chienne. Cohabitation parfaite chez eux.
    Celle qui fut toute chose c’est la minette de notre fille cadette, qui considérait jusque là notre maison et son jardin comme une extension de son territoire principal. Elle est jeune, à peine 2 ans, et n’avait sans doute jamais vu ni de près ni de loin un grand échalas à 4 pattes, au poil ras et au nez pointu. Tékila a donc commencé par feuler en hérissant ses poils du dos et, devant la totale placidité de Gara, mettre ostensiblement quelques bons mètres de distance entre elles deux. Coexistence pacifique pour commencer…
    Le 3e jour, Tékila bouffait dans la grosse gamelle de Gara, le 5e jour, elles se reniflaient… mais nous n’en sauront pas plus car l’heure de la séparation allait sonner pour cause de départ. Juste au moment de conclure, sans doute.

    :-)

    • mon frère et sa femme viennent de faire un aller-retour valais bordeaux pour ramener justement un de ces lévriers espagnols à la mère de ma belle-soeur. ils m’ont fait à peu près la même description du caractère de la bête. c’est bien. bon, j’espère que ça sacrifie pas pour autant les chances à l’adoption de milliers de toutous parfaitement clébards des refuges.

      c’est vrai que les chiens savent y faire avec les chats. mais au tout début, ça a été l’inverse : elle était tellement traumatisée, terrifiée par tout, ce sont les chats qui ont commencé à lui faire nez-nez. j’ai croisé les doigts, prête à intervenir… jamais besoin. comme dit pow wow, cette chienne-là, elle m’était destinée !

      quant à l’adn-chasse d’alithia, ces jours, on joue à la baballe dans la nuit et sous la pluie (elle en profite pour faire son pipi pré-dodo), une balle super que j’ai trouvée en suisse, en caoutchouc dur, mais avec une grosse corde passée au milieu. je l’envoie comme au lancer de poids, ça décuple la distance et ça me démolit pas le bras. et chaque fois elle la retrouve. nuit noire et sous la flotte ! et elle est insatiable.

  7. « nous n’en sauronS » rhaaaaa la honte !!!
    ***********************
    J’en profite pour préciser que Gara a été récupérée en très piteux état par l’asso : très amaigrie, avec des traces de coups… bref, un sauvetage en urgence d’animal en danger pour maltraitance avérée.

    :-(

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