Le P’tit nouveau : le nouveau de-dedans (ou presque)

Oui oui oui

Un de plus, hein ? Comment j’arriverais ce soir à le virer dans le froid et la pluie ? C’est simple : j’en suis in-ca-pable. Et je ne lui ai rien demandé, rien proposé : la porte était ouverte, il s’est installé tout seul…

Le P'tit nouveau tout en rond dans le panier chéri d'Alithia

Le P’tit nouveau tout en rond dans le panier chéri d’Alithia

Par contre, en principe, la Loi, c’est connaître le fonctionnement de la chatière… Vais-je le traumatiser un peu beaucoup, pour le pousser dehors et dedans à travers le clapet, jusqu’à ce qu’il comprenne ? Si je fais ça, c’est l’adoubement final…

Bon, un peu méfiant, mais que ne ferait-on en échange du panier ?

Bon, un peu méfiant, mais que ne ferait-on en échange du panier ?

 

Post-scriptum : j’ai cru le perdre, lui aussi. Disparu, envolé, hier, après une dernière photo dans le champ du bas, pour sa première sortie. Et puis non, retrouvé, redevenu sauvage. Enfin, un peu sauvage :  je peux encore lui caresser la joue, pas trop, et il accepte mes croquettes et l’eau. C’est déjà pas mal. Mais il est passé à deux doigts de mourir.  Ce chat a su entrer dans cette maison inconnue, s’installer dans le panier chéri d’Alithia, et, dans le fond, me demander de l’aider. Je déteste l’anthropomorphisme, ce n’est jamais qu’un égocentrisme de plus. Mais comment interpréter autrement cette suite de micro-événements ?

Je l’ai soigné, avant toute chose une injection d’antibiotique retard, ensuite beaucoup de levure de bière mélangée à de l’eau ou du lait pour combattre la diarrhée : il a beaucoup bu. Mais il n’a jamais résisté non plus à un peu de boîte mélangé également à des paillettes de levure. Je n’ai pas râlé quand il se pissait parmi, couché sur les petits « lits » de pulls ou de couvertures, sur lesquels je le posais comme un paquet, ou qu’il me laissait ses cacas par terre, j’ai simplement changé les petits « lits » et j’ai ramassé les crottes. J’ai fait un feu d’enfer toutes les nuits où il était là, on n’a jamais eu si chaud de l’hiver. Il avait envie de vivre et j’avais envie qu’il vive : on s’est bien battus pour ça tous les deux.

Je ne sais pas quand sonnera son heure, ni la mienne d’ailleurs. J’espère qu’il restera dans le coin, il a une présence bien douce, bien fragile, et je suis émue quand je vois son pelage quadrillé gris et blanc, sa bouille sage et surtout sa petite oreille pliée.

P'tit Nouveau, le 28 février après-midi.

P’tit Nouveau, le 28 février après-midi.

Il s’est installé sur le toit couvert d’oxalis de la vieille petite porcherie en bas du champ, à l’ombre d’un amandier. Il a pour coucher tout ce qu’il faut,  je lui apporte à manger et à boire, et s’il pleut il peut s’installer sous le toit de cette minuscule porcherie. Il veille depuis là, sur la maison et la tribu.

Rappel (mais également parce que c’est l’image choisie pour la page FaceBook) : P’tit nouveau lors de sont arrivée à la maison, apparemment en bonne santé, bien que très handicapé moteur : sa queue est tordue, il a des spasmes dans la patte gauche, très évidents lorsqu’il est couché de côté, et boîte beaucoup quand il marche.  Sous sa belle fourrure, il est très maigre, et il se tortille de manière bizarre lorsqu’on le porte.

Le P'tit nouveau, nouveau venu

Le P’tit nouveau, nouveau venu

Publicités

15 réflexions sur “Le P’tit nouveau : le nouveau de-dedans (ou presque)

    • ben moi aussi. mais les photos d’intérieur, c’est avec pas de lumière, quand même sans trop insister, juste pour montrer que ça y est, il est dedans…

  1. Pfffitttt… j’ai même pas de mots tellement je craque de partout…
    :-)
    « Ptinouvo » c’est pas mal comme nom ça ! tu as déjà envisagé quelque chose d’autre ?

    • ah, non, ça y est, c’est p’tit nouveau, c’est bon !!! (zule et zim, c’est déjà pris !) et je peux te dire : il quitte pas le panier ! il occupe la place, il est même pas allé bouffer.

      • ptinouvo fait dodo… car il bouge pas, on dirait qu’il a du sommeil à rattraper, après tout cet hiver passé dehors !attation, croquettes ET soft food, hein. croquettes toujours à disposition, conserve deux fois par jour. voui voui.

    • je lui fais rien, il dort avec application et concentration au coin du poèle à bois, j’ai fait un bon feu, alors tu penses comme il s’en fout des papouilles ! mais promis, demain matin, café, vapote, chomchom-de-tata-gavroche

  2. Donc P’tinouvo dort trop
    P’tinouvo ne va pas trop
    P’titouvo, on voudrait te voir évoluer,
    De loin, de près, en photos, allez…
    P’titnouvo, guéris… lève-toi… mange… vis !

  3. toujours dans le panier. une petite écharpe sur lui, car il fait froid dedans. et je me suis risquée à lui donner une pipette (oh, pas le pérou, 2,5ml) d’eau de riz salée sucrée…il s’est laissé faire, pas vraiment content, mais il ne s’est pas enfui.

  4. pas de saint-suaire. il me manque.
    et m’est avis que le p’tit nouveau est en train de nous quitter. il a un problème locomoteur, mais je me suis rendue compte qu’il est aussi énurétique : le pull était tout imbibé de son pipi. shooté par une bagnole ? par une grosse botte ? chute ? bref, je ne suis pas optimiste. j’ai refait un feu d’enfer, on en profite toutes et tous, et il dort par terre juste devant. au moins, il est pépère, au chaud, et il n’a pas l’air de souffrir.

Les commentaires sont fermés.