Spicilège…

Scipilège : Lat. spicilegium, action de glaner, de spica, épi, et legere, cueillir.

C’est joli, spicilège, des épis au lieu de fleurs. Il y a aussi les miscellanées. Tout ça plus marrant que « divers ».

Zéfira, chatte écossaise.

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L’épeire anguleuse (araneus angulatus), et son fabuleux mimétisme : elle est restée comme ça des jours et des jours, à côté des lambeaux de sa toile tissée sous l’olivier, et détruite par le vent du sud.

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Le genêt blanc fleurit en premier, en général dès le début février. Il embaume l’air hivernal, encore bien frais.

gb

Calla squatté par de petits coléoptères à pois.

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PS : pour les curieux et pour les entomologues amateurs (ou les deux) :

Beauté du diable immobile :

Une tentative d’accouplement (toujours très risky chez les aragnes) (et pas que) :

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3 réflexions sur “Spicilège…

  1. Spicilège … ça m’a rappelé Marcel Schwob, ce formidable écrivain, illustre et inconnu en même temps. C’est le titre d’un recueil de ses nouvelles, où figurent les portraits érudits de Stevenson et Villon. L’ami Sylvain Goudemarre (qu’on entend sur FQ) fait beaucoup pour ramener Schwob dans la lumière . Ce que tu fais à ta manière pour le vivant par tes (belles) photos. Spicilegium c’est donc « le terme donné par les bénédictins pour désigner le recueil de dissertations et connaissances qu’ils estiment devoir fournir avant leur mort »
    Tout noter tant qu’on est vivant, voilà une noble chose, n’est-ce pas ?

    • tout noter, documenter,et s’efforcer de partager avec qui a envie de partager. merci randal ! j’aime infiniment cette définition bénédictine du scipilège. ainsi fais-je !!!
      du coup, j’ai musardé un peu sur le net (je cherchais une référence à cette fameuse phrase « frère il faut mourir »), et je tombe sur un texte de léon bloy (bon, je sais, personnage contradictoire, polémique et pas évident) dont des passages piochés au hasard m’ont beaucoup fait rire. ça s’intitule « la maison-dieu », et il y raconte son séjour de 2 mois à la grande trappe. en voilà un bout :

      Depuis que le roman a tout envahi dans la pensée humaine, il s’est établi sur la Trappe une légende tellement acceptée du public que je ne sais pas comment un historien naïf de la Maison-Dieu pourrait s’y prendre pour n’être pas traité d’imposteur. Il est universellement regardé comme incontestable que les trappistes ne mangent ni ne dorment presque jamais, qu’ils n’ont aucune communication avec le reste des humains, qu’ils passent des cinquante ans sans prononcer un seul mot, excepté, toutefois, lorsqu’ils ont l’honneur de recevoir un aussi grand homme que M. Alexandre Dumas, par exemple ; auquel cas ils ne sauraient se dispenser de lui raconter leur histoire privée qui est toujours une histoire extrêmement tragique, pleine de sang et accompagnée d’épouvantables remords. Personne, en effet, n’a le droit d’ignorer que la Trappe est remplie de criminels repentants et d’hommes en proie à d’inconsolables peines de cœur, c’est Napoléon qui l’a dit et on doit le croire. Il est également admis que deux trappistes ne se rencontrent jamais sans que l’un ne dise : Frère, il faut mourir, et sans que l’autre ne lui réponde : Frère, mourir il faut, ce qui, de la part de gens aussi résolument silencieux, peut être considéré comme un assez joli tour de force, malheureusement dénué de variété. Enfin, on regarde comme tout à fait certain que ces religieux passent tous les jours de leur vie à creuser leur tombe, ce qui, en tenant compte des années bissextiles dans une durée moyenne de quarante années de labeur, semblerait indiquer une profondeur de fosse à défier toutes les perforations artésiennes pratiquées jusqu’à ce jour sur notre malheureuse planète.

      à lire ici : http://www.biblisem.net/etudes/bloymais.htm

  2. En lisant le caractère mortifère de ce qui se rattache aux trappistes, je mesure le privilège que j’ai eu de recevoir leur hospitalité d’une nuit après un concert auquel j’avais participé à Rochefort en Belgique. L’abbaye s’appelle Saint-Rémy et c’est là que se fabrique la bière du même nom.
    Le frère hospitalier qui nous avait reçu – nous étions 2 musiciens de l’orchestre – était délié de son devoir de silence pour exercer sa fonction auprès de nous. Nous avons donc pu lui poser des questions auxquelles il répondit avec un soin appliqué.
    Le lendemain, nous avions pu assister à la messe du matin, à l’écart toutefois des frères encapuchonnés. Le frère hospitalier nous fit également l’honneur d’une visite des jardins et surtout de la brasserie. C’est depuis cette visite mémorable que j’ai déclaré la bière des trappiste de Rochefort, meilleure bière du monde, toutes catégories confondues.

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