Inquiétude pour Bibu, et acharnement thérapeutique.

Bibu me fait du souci. Quand je ne le trouve pas, c’est simple, il suffit de chercher à un des très nombreux points d’eau dispersés par là autour. Et ça, chez un chaton, c’est pas bien. Il devrait bouffer comme un ogre mais pas boire non stop dès qu’il croise une écuelle de flotte ! Pas grand-chose à faire, sinon croiser les doigts et demander à Artémis qu’elle le laisse tranquille encore un peu, qu’il profite de son enfance… Lire la suite

Athéna et les chatons, les siens et l’autre.

L’autre soir, entre chien et loup, qu’ouïs-je, qu’entends-je ?? Le petit miaulement caractéristique du chaton abandonné, affamé, désespéré. Je dis « petit » miaulement, en fait il s’agit d’un cri plutôt puissant pour un si petit machin, que seuls les coeurs les plus endurcis peuvent ignorer.  Depuis le dernier chaton, trouvé avec son sac amniotique, que j’ai essayé de sauver et qui a fini par s’éteindre, je dois avouer que j’ai beaucoup de doutes quant à ma capacité de remplacer la mère à un âge si tendre… Et puis je suis presque sûre que ce chaton est mort de déprivation sensorielle. Pas de ventre chaud pour se blottir à l’abri, et nul morceau de laine bien douce ne peut remplacer cela.  En plus, tout seul au monde. Alithia a eu beau le lécher et le materner, et moi la relayer de temps en temps, ce petit chaton n’avait aucune raison de survivre. Lire la suite

Le petit chat est mort.

Je n’ai pas réussi à le sauver. À le faire grandir. Je me suis sentie un peu contrainte. J’ai fait minimum syndical. Un peu plus peut-être, mais pas beaucoup plus, pas comme une bonne mère chatte. La chatte, et je ne sais même pas laquelle, avait laissé ces 2 nouveaux-nés sous le romarin : un mort-né, encore mouillé, et l’autre, celui-là, qui n’a jamais eu de nom, bien propre, nettoyé, joliment tigré, lui aussi avec le sac amniotique accroché au ventre, le cordon ombilical déjà séché. Mais sans mère. Je l’ai laissé une bonne demi-journée, dans un carton pour lui éviter le soleil direct, mais sans rien. Sans le nourrir quoi. Dans l’espoir que la mère viendrait s’en occuper. Mais le soir il était toujours là, tout seul, quelques heures au compteur, affamé, perdu… Lire la suite

Et si j’étais employée dans un refuge SPA ?

Pas mal de gens soupçonnent chez moi « un léger désordre mental », voire d’être « dingue ».  D’autres me conseillent d’en garder  5, ou 10, ça dépend, et de laisser les autres, une sorte de choix de Sophie que quiconque a deux chats serait incapable de faire. Enfin, je crois.  On me dit aussi « J’aime pas les chats », « J’aime pas Nestlé », « J’aime pas change.org ». Lire la suite

A défaut de parler de l’essentiel.

(Bienvenu(e) à toutes et tous dans ce blog-à-chats pour y poser un chatexte. Je suis très heureuse de publier celui que m’a envoyé Flip St-Ourak, texte qui trouve ici sa place évidente et naturelle)

Mon père nous a ramené un jour un chaton nouvellement né et aussitôt abandonné par sa mère, qu’il avait trouvé dans un sous-bois. Tout de suite, nous l’avons adopté et baptisée Linka. C’était une petite chatte noire et blanche au poil ras. Elle devint membre de la famille à part entière, c’est-à-dire placée sous la loi de notre mère omnipotente qui était du genre éducatrice compulsive aux sourcils froncés. Linka avait droit à la caisse avec les lambeaux de journaux dedans, les restes de la nourriture des humains et du mou de bœuf dimanche, c’est-à-dire du poumon que plus personne ne consommerait  aujourd’hui, je crois. Lire la suite

Petit troupeau, grosse bergère.

Il y a deux ans, beaucoup de chattes harets ont accouché tardivement, et pour une deuxième fournée (hélas hélas). Les chatons d’automne survivent rarement, ils sont sevrés en pleine mauvaise période, perdent la protection et physique et biologique de leur mère et de son lait, et doivent commencer à se nourrir seuls quand la concurrence est forte pour la nourriture, quand les maladies diverses et variées les guettent avec le froid et la pluie, et quand ils ne connaissent pas encore très bien leur environnement : leur ordalie commence ou se termine au très mauvais moment. Lire la suite

L’ordalie des chatons.

Les mères chattes, ce sont de drôles de types. Elles mettent à l’épreuve leurs petits. C’est l’ordalie des chatons, et ça passe ou ça casse.

A mes débuts de mémère à chats, lorsque je vivais à Poseidonia, une mère chatte et ses cinq petits avaient disparu, du jour au lendemain. Ayant déjà vécu un déplacement de chatons avec Zoulimama en France, je supposais qu’elle les avait simplement emmenés un peu plus bas, ou un peu plus haut, dans un endroit un peu plus confortable (voire un peu moins), ou un peu plus sécure. Je les ai beaucoup cherchés ce jour-là. Et les suivants. Mais point de chatons, point de mère chatte. Lire la suite