Athéna et les chatons, les siens et l’autre.

L’autre soir, entre chien et loup, qu’ouïs-je, qu’entends-je ?? Le petit miaulement caractéristique du chaton abandonné, affamé, désespéré. Je dis « petit » miaulement, en fait il s’agit d’un cri plutôt puissant pour un si petit machin, que seuls les coeurs les plus endurcis peuvent ignorer.  Depuis le dernier chaton, trouvé avec son sac amniotique, que j’ai essayé de sauver et qui a fini par s’éteindre, je dois avouer que j’ai beaucoup de doutes quant à ma capacité de remplacer la mère à un âge si tendre… Et puis je suis presque sûre que ce chaton est mort de déprivation sensorielle. Pas de ventre chaud pour se blottir à l’abri, et nul morceau de laine bien douce ne peut remplacer cela.  En plus, tout seul au monde. Alithia a eu beau le lécher et le materner, et moi la relayer de temps en temps, ce petit chaton n’avait aucune raison de survivre. Lire la suite

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Images de saison, Mélissa, Alithia.

Petit loisir et occasion de sortir de chez moi : aller regarder le coucher du soleil sur ma plage préférée. Alors qu’Alithia s’amuse à faire chien-de-chasse avec les lézards (qu’elle n’attrape pas), je profite du fait d’habiter sur cette île, sans prendre trop de soleil tout en jouissant de cette eau qui est vraiment sublimement chaude. Lorsqu’Apollon est très bas sur l’horizon, il y a un moment étrange où le vent s’arrête totalement, et on n’entend plus que le clapotis très léger des vagues. Lire la suite

Le petit chat est mort.

Je n’ai pas réussi à le sauver. À le faire grandir. Je me suis sentie un peu contrainte. J’ai fait minimum syndical. Un peu plus peut-être, mais pas beaucoup plus, pas comme une bonne mère chatte. La chatte, et je ne sais même pas laquelle, avait laissé ces 2 nouveaux-nés sous le romarin : un mort-né, encore mouillé, et l’autre, celui-là, qui n’a jamais eu de nom, bien propre, nettoyé, joliment tigré, lui aussi avec le sac amniotique accroché au ventre, le cordon ombilical déjà séché. Mais sans mère. Je l’ai laissé une bonne demi-journée, dans un carton pour lui éviter le soleil direct, mais sans rien. Sans le nourrir quoi. Dans l’espoir que la mère viendrait s’en occuper. Mais le soir il était toujours là, tout seul, quelques heures au compteur, affamé, perdu… Lire la suite

Et si j’étais employée dans un refuge SPA ?

Pas mal de gens soupçonnent chez moi « un léger désordre mental », voire d’être « dingue ».  D’autres me conseillent d’en garder  5, ou 10, ça dépend, et de laisser les autres, une sorte de choix de Sophie que quiconque a deux chats serait incapable de faire. Enfin, je crois.  On me dit aussi « J’aime pas les chats », « J’aime pas Nestlé », « J’aime pas change.org ». Lire la suite

Copain (d’ici) Bibu, quelques images…

Quand j’étais gosse, on m’avait cousu, fait main, avec amour et originalité, une peluche aujourd’hui disparue : c’était une énorme pieuvre, enfin, « énorme », aussi grosse que moi qui étais bébé, en feutre noir et blanc (noir pour le corps et le dessus des tentacules, blanc pour le dessous des tentacules), avec des yeux verts  et de longs cils (ça fait assez penser à la baleine de Prévert – mais qui, elle, avait les yeux bleus), fourrée à la laine… C’est étrange la mémoire, je n’ai pas besoin de beaucoup « chercher »  pour me souvenir des sensations, du toucher, du poids, de sa manière de plier les tentacules… Elle s’appelait Bibu. Alors voilà, j’ai renommé Copain d’ici, désormais il se nommera Copain-Bibu. C’est comme ça. Et ce chaton, c’est une vraie personnalité.  Il est facétieux et très autonome. Je l’adore… Lire la suite

Petit troupeau, grosse bergère.

Il y a deux ans, beaucoup de chattes harets ont accouché tardivement, et pour une deuxième fournée (hélas hélas). Les chatons d’automne survivent rarement, ils sont sevrés en pleine mauvaise période, perdent la protection et physique et biologique de leur mère et de son lait, et doivent commencer à se nourrir seuls quand la concurrence est forte pour la nourriture, quand les maladies diverses et variées les guettent avec le froid et la pluie, et quand ils ne connaissent pas encore très bien leur environnement : leur ordalie commence ou se termine au très mauvais moment. Lire la suite

Vérité – Αλήθεια : une chienne parmi les chats

Alithia.

Je suis pas « chien ». Dans ma famille, il n’y a jamais eu de chiens.  Toujours des chats. En fait, le plus souvent UN chat. The chat de la maison. Ça tient au fait qu’on vivait en ville. Mais le no chien, c’était par goût. C’est compliqué à vivre un chien. Faut jouer avec, c’est grand, c’est agité, ça demande de l’amour, de l’attention. Ça aboie, ça bave, avec sa queue ça renverse des trucs, c’est encombrant. En plus ça pue un peu, et des fois beaucoup. Le chien, c’est absolument totalement dépendant. Ça vous regarde d’un œil de martyr quand on s’occupe pas de lui. En plus, c’est l’allié objectif d’un tas de gens qu’on n’aime pas, ou dont on se méfie, ou dont on a peur : les chasseurs, les flics, les voyous. Et quand ça se nettoie le derrière, franchement, ce n’est vraiment pas gracieux. Et des fois, ça court après les chats et ça les tue. Bref, les 101 dalmatiens ou la Belle et le Clochard, ça ne m’a jamais donné envie d’avoir un chien. Lire la suite